Coupe du Monde

L’Espagne sur le toit du monde : La Roja éteint l’Argentine et s’offre une deuxième étoile – Vidéo

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Au terme d’une finale à sens unique au MetLife Stadium (New Jersey), l’équipe nationale d’Espagne a remporté la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ en battant l’Argentine (1-0) après prolongation. Une victoire historique qui consacre la domination absolue du football espagnol et vient broder une deuxième étoile sur son maillot, seize ans après le triomphe de 2010.

Une domination espagnole écrasante et une Argentine asphyxiée

Il n’y a pas eu de miracle pour l’Albiceleste. Dimanche, sur la pelouse du stade du New Jersey aux États-Unis, la finale de la Coupe du Monde a pris des allures de monologue espagnol. Face à une équipe de la Roja maîtresse de son sujet, l’Argentine, pourtant menée par son capitaine Lionel Messi, a été réduite au rang de simple spectatrice. L’incapacité de l’équipe sud-américaine à construire la moindre action dangereuse vers les buts d’Unai Simón a été frappante.

Les statistiques sont d’ailleurs accablantes : au cours des 90 minutes du temps réglementaire, l’Argentine n’a pas déclenché la moindre frappe, une première dans l’histoire des finales de Coupe du Monde. Le premier tir argentin est finalement venu des pieds de Lionel Messi à la 117e minute de jeu. La première mi-temps avait déjà donné le ton avec seulement trois tirs au total (tous espagnols), le plus faible total pour un premier acte de finale depuis le début de la récolte de ces données en 1966. Signe de la tension et de l’impuissance argentine, Enzo Fernández est devenu le sixième joueur de l’histoire à être expulsé en finale d’un Mondial (la moitié d’entre eux étant des Argentins, après Monzón et Dezotti en 1990). Seul Emiliano Martínez a maintenu son équipe à flot en réalisant 11 arrêts, un record absolu pour un gardien en finale depuis 1966.

Ferran Torres dans les pas de Mario Götze

Alors que cinq des six dernières finales de Coupe du Monde ont dû en passer par les prolongations, ce match n’a pas fait exception. C’est finalement Ferran Torres, sorti du banc, qui a délivré tout un pays en inscrivant l’unique but de la rencontre à la 107e minute. Un véritable clin d’œil de l’histoire : l’attaquant espagnol devient ainsi le deuxième remplaçant à inscrire le but de la victoire en finale d’une Coupe du Monde. Le précédent recordman n’était autre que l’Allemand Mario Götze en 2014… déjà face à l’Argentine. Cette nouvelle désillusion permet tristement à l’Albiceleste d’égaler l’Allemagne avec un quatrième échec en finale (après 1930, 1990 et 2014).

Rodri, l’architecte sacré meilleur joueur du tournoi

Symbole de cette suprématie, les joueurs espagnols ont raflé les principales récompenses individuelles de la compétition. Le maître à jouer de Manchester City et capitaine de la Roja, Rodri, a logiquement été élu meilleur joueur du tournoi. Omniprésent, le milieu de terrain a disputé l’intégralité des 8 matchs de son équipe (819 minutes). Plaque tournante incontestable, il a réussi 803 passes avec une précision chirurgicale de 94 %, s’offrant même 7 tirs et 16 interventions défensives réussies à 94 % au milieu de terrain.

En finale, la machine à passes ibérique a de nouveau tourné à plein régime. Depuis 1966, il n’y avait eu qu’un seul joueur capable de réussir plus de 100 passes lors d’une finale (le Brésilien Dunga en 1994 avec 130). Dimanche soir, deux Espagnols ont franchi cette barre mythique : Rodri (101 passes) et le jeune Pau Cubarsí (121 passes).

Le triomphe de la jeunesse face au crépuscule des légendes

Cette finale de 2026 restera également dans les mémoires pour le fossé générationnel entre les deux formations. Avec une moyenne d’âge de 30 ans et 101 jours, l’Argentine présentait le deuxième onze de départ le plus âgé de l’histoire des finales, juste derrière le Brésil de 1962. Du haut de ses 39 ans et 25 jours, Lionel Messi est devenu le deuxième joueur le plus âgé à disputer une finale après l’Italien Dino Zoff (40 ans et 133 jours en 1982), tout en rejoignant le cercle très fermé des joueurs ayant disputé trois finales (avec Cafu). À noter également la titularisation surprise de Nico González, devenu le 5e joueur de l’histoire à jouer son tout premier match de Coupe du Monde directement lors d’une finale.

En face, l’Espagne a brillé par son insouciance. En titularisant Lamine Yamal (19 ans et 6 jours) – devenu le 3e plus jeune finaliste de l’histoire derrière Pelé (1958) et Bergomi (1982) – ainsi que Pau Cubarsí (19 ans et 178 jours), la Roja est devenue la toute première équipe de l’histoire à aligner deux adolescents (teenagers) au coup d’envoi d’une finale de Coupe du Monde.

Une solidité défensive et une série d’invincibilité légendaires

En remportant ce trophée, l’Espagne rejoint le club des nations multi-titrées (sept des huit pays vainqueurs du Mondial ont désormais soulevé la coupe au moins deux fois, l’Angleterre restant la seule exception). Ce sacre vient couronner un parcours où l’Espagne n’a encaissé qu’un seul petit but en 8 matchs, un record d’étanchéité absolu pour un champion du monde.

Plus impressionnant encore, cette équipe d’Espagne porte désormais sa série d’invincibilité à 38 matchs consécutifs toutes compétitions confondues. Il s’agit de la plus longue série jamais enregistrée pour une équipe européenne ou sud-américaine. Un accomplissement d’autant plus remarquable que la Roja avait débuté son tournoi par un inquiétant match nul (0-0) face au Cap-Vert. Elle devient ainsi la deuxième nation consécutive à remporter le Mondial sans avoir gagné son premier match, succédant ironiquement à l’Argentine de 2022 (battue par l’Arabie Saoudite), une anomalie qui ne s’était produite que trois fois lors des 21 premières éditions. Foot24news.com

Vidéo Finale Coupe du Monde 2026 : Espagne – Argentine (1-0) – Images : Beinsports