Coupe du Monde

Mondial 2026 : Le coup de sang de Carlos Queiroz contre une VAR défaillante

Partagez avec vos amis

On nous avait promis la justice aveugle de la technologie, une ère de pureté absolue où l’erreur humaine serait reléguée au rang d’antiquité. Spoiler alert : ce Mondial 2026 est en train de nous prouver l’exact inverse. Entre incompétence crasse, silences assourdissants et décisions à la carte, l’assistance vidéo à l’arbitrage est devenue le running gag le plus frustrant de ce début de tournoi.

Scandale arbitrage Mondial 2026 : Le grand guignol s’invite sur le pré

Si l’on devait choisir un symbole de cette faillite technico-humaine, le choc du groupe L entre le Ghana et l’Angleterre (0-0) ferait un candidat parfait. Mardi soir, les valeureux Black Stars ont rendu une copie défensive frôlant la perfection face à l’armada de Thomas Tuchel. Mais le véritable exploit de la soirée n’est pas ghanéen : il appartient à l’arbitre central, Said Martinez, et à ses acolytes cachés derrière leurs écrans.

Imaginez la scène : Prince Adu, lancé à pleine vitesse sur un contre, se présente face à Jordan Pickford. Ezri Konsa, totalement dépassé, se fend d’un tacle à hauteur du genou qui déséquilibre l’attaquant ghanéen. Une faute grossière. Une expulsion potentielle. Et pourtant ? Rien. Le jeu continue. La VAR, confortablement installée dans son bunker texan, n’a même pas daigné décrocher le téléphone pour alerter l’arbitre central.

VAR à géométrie variable : L’addition très salée de Carlos Queiroz

Face à cette hérésie, le sélectionneur du Ghana, Carlos Queiroz, a dégainé la meilleure arme possible en conférence de presse : un sarcasme mordant. Conscient de la force de son équipe, le vieux briscard portugais n’a pas cherché à pleurnicher, préférant ridiculiser l’absurdité de la situation :

“Est-ce que le VAR fonctionne à la Coupe du monde ? J’ai des doutes. Le VAR est allé chercher un café. C’est normal, moi aussi j’aime bien le café. Mais c’était un penalty net et un carton rouge.”

Beau joueur, Queiroz admet volontiers la supériorité footballistique des Anglais sur le papier, mais pointe du doigt des Three Lions étrangement “vernis”. Avec quatre points au compteur et un ticket pour les huitièmes presque en poche avant d’affronter la Croatie, le guide ghanéen a préféré la philosophie à la colère : “Je pense qu’ils sont satisfaits du nul, en tout cas moi je le suis.”

Polémique arbitrage Messi : Une justice à deux vitesses ?

L’incident ghanéen aurait pu être une simple anomalie si la liste des “oublis” ne s’allongeait pas de jour en jour. Le malaise grandit et une question légitime se pose : la vidéo a-t-elle des problèmes de vue sélectifs ?

Les supporters algériens, eux, ont déjà la réponse. Lors de la confrontation explosive face à l’Argentine, Lionel Messi s’est rendu coupable d’un mauvais geste sur Aïssa Mandi qui méritait, selon tous les observateurs neutres, un retour direct aux vestiaires. Mais face au septuple Ballon d’Or, la machine s’est soudainement enrayée. Pas d’appel, pas de rouge. Une immunité diplomatique qui passe mal et renforce le sentiment d’un système conçu pour protéger les têtes d’affiche.

Règlement VAR FIFA 2026 : Le mirage de Dallas

Le plus ironique dans ce naufrage, c’est le contraste saisissant entre le discours officiel et la réalité du terrain. Les instances de la FIFA s’époumonent pourtant à recadrer les troupes.

  • Le centre névralgique (Miami) : C’est ici que Pierluigi Collina, grand patron des arbitres, supervise les briefings et débriefings quotidiens, images accablantes à l’appui.
  • Le centre de diffusion (Dallas) : C’est dans la capitale texane que les arbitres vidéo opèrent.

La semaine dernière, Massimo Busacca, directeur de la sous-division de l’Arbitrage de la FIFA, tapait du poing sur la table : > “Comme je vous l’ai déjà dit à tous, ayez le courage de prendre une décision. […] Dieu merci, nous avions quelqu’un à Dallas.”

Au vu de la prestation de la VAR cette semaine, on a surtout l’impression que la personne à Dallas était effectivement, comme l’a si bien dit Carlos Queiroz, coincée devant la machine à café. À l’heure où le Mondial 2026 s’emballe, la FIFA ferait bien de s’assurer que ses officiels ont pris leur dose de caféine avant le coup d’envoi. foot24news.com