Coupe du Monde 2026 : La Belgique cale face à l’Égypte, l’Espagne bute sur le Cap-Vert – Vidéo
Les cadors européens ont souffert pour leur entrée en lice dans cette Coupe du Monde 2026. Dans le groupe G, la Belgique de Rudi Garcia a livré une prestation pour le moins inquiétante, arrachant un match nul inespéré (1-1) face à une équipe d’Égypte qui a multiplié les occasions de tuer le match. Dans le groupe H, le constat est similaire pour l’Espagne, incapable de faire sauter le verrou d’un Cap-Vert héroïque (0-0).
Les Diables Rouges méconnaissables, l’Égypte frappe la première
Dès l’entame, la fébrilité s’est fait sentir dans les rangs belges. Malgré une première alerte signée Kevin De Bruyne, dont la frappe fuyait de peu le cadre de Shobeir, les six premières minutes ont exposé une équipe brouillonne et en manque de repères. Symbole de ce naufrage collectif précoce, Amadou Onana a accumulé les pertes de balle dangereuses, forçant Timothy Castagne à concéder le premier carton jaune du tournoi dès la 14e minute.
La punition, inévitable, est intervenue à la 19e minute. Laissé étrangement libre à vingt mètres des buts, Ashour a eu tout le temps d’ajuster une frappe limpide et surpuissante qui n’a laissé aucune chance à Thibaut Courtois (0-1). Face au bloc égyptien, la réaction des hommes de Rudi Garcia est restée bien trop timide. Si Castagne a bien trouvé Youri Tielemans (31e) sur un centre dangereux, ce sont les Pharaons qui ont continué à dicter le rythme, obligeant Courtois à s’employer sur une frappe d’Attia. Avant la pause, Jérémy Doku a même gâché une balle d’égalisation en or offerte par De Ketelaere, envoyant le cuir dans les tribunes.
Le tournant du match : le miracle belge et les regrets égyptiens
Le retour des vestiaires aurait pu tourner au cauchemar pour la Belgique. Subissant trois frappes consécutives contrées in extremis par la défense, les Diables ont frôlé la catastrophe. Le sort s’en est mêlé lorsque, sur un coup franc obtenu par Doku, la tentative de De Bruyne est venue s’écraser sur le montant de Shobeir.
Mais le véritable tournant de la rencontre s’est joué à la 55e minute. Sur une tête de Mohamed Salah, Courtois s’est fendu d’une intervention hasardeuse. Le ballon est revenu dans les pieds d’Ashour, qui a inexplicablement manqué le cadre alors que le but du break lui tendait les bras. Un raté monumental qui a relancé les espoirs européens.
Coaching de Rudi Garcia et fin de match sous haute tension
Conscient de la faillite de son milieu de terrain, Rudi Garcia a immédiatement réagi (56e) en lançant De Cuyper et Raskin aux dépens de Castagne et Onana. Après avoir recollé au score, la Belgique a enfin affiché un visage plus conquérant. Tielemans a fait frissonner le stade sur une volée superbe qui a frôlé le montant (61e), avant de se muer en passeur pour Brandon Mechele. La tête croisée de ce dernier (81e) semblait filer au fond, mais Shobeir a sorti une parade spectaculaire pour préserver le nul.
Les ultimes changements belges à la 86e (Fernandez-Pardo et Vanaken à la place de Doku et De Bruyne) ont jeté les dernières forces dans la bataille. Sur un ultime centre millimétré de Raskin, Romelu Lukaku s’est élevé plus haut que tout le monde, mais sa tête s’est envolée dans le ciel, scellant un nul (1-1) au goût d’avertissement pour les Belges.
Groupe H : L’Espagne en panne d’inspiration face au roc cap-verdien
La surprise est également venue du groupe H, où la Roja a trébuché d’entrée. Ultra-dominatrice dans la possession, l’Espagne n’a jamais su concrétiser sa supériorité face à un Cap-Vert parfaitement organisé et solide défensivement (0-0).
La fin de la première mi-temps a pourtant vu les Espagnols accélérer. Ferran Torres a pensé ouvrir le score de près, mais sa frappe a fracassé la barre transversale. Sur le rebond, c’est le portier cap-verdien Vozinha qui s’est illustré en sortant une parade magistrale face à Mikel Oyarzabal. Véritable mur infranchissable, Vozinha a dégoûté tour à tour Torres et Aymeric Laporte.
Même le sang neuf apporté par l’entrée du jeune prodige Lamine Yamal n’a pas suffi à percer la muraille adverse. Mieux encore, le Cap-Vert, décomplexé par son exploit défensif, s’est offert le luxe d’inquiéter l’arrière-garde espagnole en fin de match sur des contre-attaques tranchantes, validant un point historique dans cette Coupe du Monde 2026. Foot24news.com







